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Veiller sur la villa

Veiller sur une villa à Phuket pour un propriétaire absent

Votre villa est vide la majeure partie de l’année et vous y pensez plus souvent que vous ne le voudriez. Cette page s’adresse aux propriétaires qui veulent que la maison soit réellement entretenue, qu’elle soit louée un jour ou jamais.

5.0 · 48 avis GoogleAirbnb Superhost

La maison vide

Ce que traverse réellement une villa fermée à Phuket.

Rien de spectaculaire là-dedans. C’est lent et ordinaire, et c’est pourquoi une maison laissée à elle-même vieillit ici plus vite qu’une maison habitée.

  • Les moisissures, à partir de mai

    La mousson court de mai à octobre et l’air reste saturé des semaines durant. Dans une maison fermée et immobile, les moisissures apparaissent au dos des placards, sur la doublure des rideaux, sur le cuir et le long du côté frais des murs extérieurs. Prises tôt, elles s’essuient. Laissées une saison entière, elles sont dans la mousse et dans l’enduit.

  • La piscine verdit en une semaine environ

    Arrêtez la pompe, ou coupez-lui le courant, et une piscine de Phuket passe du clair au vert plus vite que les propriétaires ne l’imaginent. Une semaine de soleil et de pluie y suffit. Un mois, et c’est une vidange et un brossage. Si le niveau est descendu sous le skimmer pendant que la pompe tournait, c’est la pompe qui coûte le plus cher.

  • Le jardin reprend l’allée

    Ici, rien ne cesse de pousser. Six semaines de pluie et la pelouse arrive au genou, les lianes passent la clôture ; plus longtemps encore et les racines s’attaquent au dallage et aux margelles. Les palmes sont assez lourdes pour casser une tuile en tombant. Les termites remontent du sol dans des galeries de terre, et une maison vide leur offre des mois de tranquillité.

  • L’eau finit par entrer

    Une fuite de toiture s’annonce rarement. Une tuile soulevée, une gouttière bouchée, un joint silicone devenu cassant sous les UV : le premier signe est une tache au plafond, et la plaque de plâtre est alors mouillée depuis un moment. Un dégât d’orage traité dans la semaine se répare pour peu de chose. Découvert en novembre, beaucoup moins.

  • Le courant saute et personne ne le voit

    Les coupures sont fréquentes, surtout en saison des orages, et un disjoncteur qui a sauté pendant l’une d’elles le reste jusqu’à ce que quelqu’un le réarme. Cela veut dire un congélateur qui dégivre dans la chaleur, la pompe de piscine à l’arrêt, et le déshumidificateur avec elle. Un groupe électrogène doit tourner en charge de temps en temps, sinon il ne démarrera pas le jour où vous en aurez besoin.

La visite

Ce qu’est réellement une inspection.

Veiller sur une maison, c’est soit une vraie ronde avec un compte rendu au bout, soit quelqu’un qui est passé devant en voiture.

  • Le même parcours, à chaque fois

    Une visite suit un ordre fixe : chaque pièce, chaque salle d’eau, sous les éviers, derrière les placards, jusqu’au local technique, le long de la ligne de toiture, puis la clôture. Les relevés de compteurs figurent dans le compte rendu, parce qu’un bond du compteur d’eau est souvent le premier signe d’une fuite que personne ne peut voir.

  • On fait tourner les machines, on ne se contente pas de les regarder

    Chaque climatiseur tourne assez longtemps pour être vraiment mis à l’épreuve, et son évacuation de condensats est vérifiée, car c’est elle qui se bouche et envoie l’eau le long d’un mur. Pompe de piscine, pompe à eau, moteur de portail, groupe électrogène, et la voiture aussi, parce qu’une batterie laissée des mois dans cette chaleur est en général à plat quand vous atterrissez. Les robinets sont ouverts pour que les siphons ne sèchent pas.

  • Des photographies qui portent une date

    Vous recevez des photographies horodatées, prises depuis les mêmes points à chaque visite, de sorte que vous voyez l’évolution sur plusieurs mois au lieu qu’on vous la décrive. Ce qui ne va pas est photographié de près et en situation. Le compte rendu dit ce qui a été vérifié et ce qui a changé ; quand rien n’a changé, il le dit aussi.

  • La fréquence est une question de mousson

    En saison sèche, une ronde mensuelle repère l’essentiel. De mai à octobre, elle doit être plus fréquente, et il y a de bonnes raisons de passer un ou deux jours après un gros orage, tant qu’une tuile soulevée coûte encore peu. Nous convenons du calendrier avec vous plutôt que de vendre le même intervalle toute l’année.

Quand quelque chose lâche

Une panne survient pendant que vous êtes à dix mille kilomètres.

C’est la partie qui empêche les propriétaires de dormir. C’est surtout un problème de logistique, pas de technique.

  • La trouver en premier

    Ici, presque tout se découvre parce que quelqu’un se trouve dans la maison, pas parce qu’une alerte arrive sur un téléphone. Une tache au plafond, un compresseur dont le bruit a changé, une odeur qui trahit un siphon sec ou une évacuation fendue. Trouvé pendant une visite, c’est une réparation. Trouvé six mois plus tard, c’est une pièce entière.

  • Faire venir un technicien jusqu’à la maison

    C’est le vrai travail, et c’est pourquoi la distance compte. Les distances sont trompeuses ici, les bons artisans sont pris, et organiser une intervention un dimanche, en thaï, depuis l’étranger, ce n’est pas à vous de le faire. Quelqu’un les accueille, reste pendant les travaux et vérifie le travail ensuite.

  • C’est vous qui fixez le seuil de dépense

    Vous convenez d’un montant en dessous duquel nous nous en occupons et joignons le justificatif au compte rendu, et au-dessus duquel nous vous appelons d’abord avec un devis. C’est ce qui empêche une prestation de veille de se transformer en compte ouvert. Chaque dépense est détaillée, et rien ne disparaît dans une ligne vague appelée entretien.

Pour être clair

Ce que cette prestation est, et ce qu’elle n’est pas.

Nous préférons que vous en connaissiez les limites maintenant plutôt que vous ne les découvriez à votre deuxième mousson.

  • Rien n’oblige à louer

    Beaucoup de villas ici sont des maisons de famille qui restent vides et n’accueilleront jamais un voyageur payant. C’est une très bonne raison d’en posséder une. Cette prestation se suffit à elle-même : la maison est entretenue, vous savez ce qui s’y passe, et personne ne soulève la question de la location tant que vous ne la soulevez pas.

  • Si vous louez plus tard, la maison est prête

    Si vous décidez un jour que la villa doit rapporter, elle part de meilleures bases. Une maison tenue pendant deux saisons humides n’a pas besoin de semaines de remise en état avant la première photographie. C’est un contrat distinct et une conversation distincte, et c’est à vous de l’ouvrir, pas à nous.

  • Nous ne sommes pas une société de gardiennage

    Veiller sur une maison n’est pas du gardiennage. Nous ne fournissons ni gardiens ni télésurveillance, et un bien qui a un vrai besoin de sécurité demande une société dont c’est le métier. Ce que les visites vous donnent, c’est une maison qui n’a pas l’air abandonnée : courrier relevé, portail utilisé, une voiture qui bouge. Ce n’est pas la même chose, mais cela vaut quand même la peine.

  • Quand vous n’en avez pas besoin

    Si vous êtes sur l’île la moitié de l’année, ou si une gouvernante vit sur place et connaît la maison, vous avez déjà l’essentiel de ce que nous vendons. Tout tient à la présence. Un voisin avec une clé, en revanche, n’est pas la même chose. Ce genre de service s’arrête vite là où il devient du travail.

Réponses directes

Ce que nous demandent les propriétaires absents.

Qu’est-ce que veiller sur une maison vide, et en quoi est-ce différent de la gestion immobilière ?
Veiller sur une maison, c’est en prendre soin pendant qu’elle reste vide : inspections régulières, entretien préventif, et quelqu’un sur place à appeler quand une panne survient. La gestion immobilière y ajoute une activité locative (commercialisation, voyageurs, rotations, tarification, comptabilité). Si vous n’avez pas l’intention de louer la villa, c’est la première qu’il vous faut, pas la seconde. Payer une prestation locative dont vous ne vous servirez jamais est une erreur courante.
À quelle fréquence faut-il inspecter une villa vide à Phuket ?
Une fois par mois est un minimum raisonnable en saison sèche, et plus souvent entre mai et octobre. C’est la mousson qui fixe le rythme : moisissures, évacuations bouchées et problèmes de piscine se développent en semaines, pas en mois. Un passage un ou deux jours après un gros orage vaut mieux que trois visites de routine en février, parce que c’est à ce moment-là qu’un problème peu coûteux l’est encore.
Faut-il laisser la climatisation tourner pendant que la villa est vide ?
Faire tourner la climatisation par intervalles vaut en général mieux que de tout calfeutrer, parce que l’ennemi est l’humidité plus que la chaleur. Beaucoup de propriétaires utilisent le mode déshumidification par périodes, ou installent des déshumidificateurs dans les pièces les plus exposées. Le mode ventilation brasse l’air mais n’en retire aucune humidité. Cela ne marche que si quelqu’un vérifie que les appareils tournent encore et que les évacuations sont dégagées.
Qui détient les clés, et comment savoir qui est entré chez moi ?
C’est vous qui décidez qui détient une clé, et vous êtes informé chaque fois qu’elle sert. Les dates de visite, qui était présent et ce qui a été fait figurent dans le compte rendu : qui est entré est donc consigné par écrit, et non laissé à la mémoire. Les codes et les serrures restent les vôtres, à changer quand vous le voulez, et les changer après le passage d’un artisan est raisonnable.
Couvrez-vous toute l’île ?
Oui, sur tout Phuket. La nuance honnête est le temps de trajet : une heure sur la carte est rarement une heure sur la route ici, et un vendredi après-midi pluvieux l’allonge encore. Avant de compter sur une intervention le jour même, demandez ce que cela donne pour votre adresse. Nous préférons le dire maintenant plutôt que de vous décevoir plus tard.

Revu en . Nous mettons ces pages à jour quand la pratique change sur le terrain, pas à date fixe.

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